A compter de ce jeudi 26 février 2026, l’usage des sommes accumulées sur le compte personnel de formation (CPF) est limité.
Cette disposition, inscrite dans la loi de Finances pour 2026, a été officialisée par un décret paru au Journal officiel le 25 février 2026.
Ce qui évolue concrètement
Le CPF continue d’être crédité de 500 euros par an pour les salariés travaillant au minimum à mi-temps, avec un plafond total fixé à 5 000 euros. Pour ceux dont le temps de travail est inférieur, l’alimentation se fait proportionnellement. À titre d’exemple, un salarié employé à 20 % (soit environ sept heures hebdomadaires) bénéficie de 100 euros par an.
Jusqu’à présent, les titulaires pouvaient mobiliser l’intégralité de leurs droits pour financer une formation éligible, moyennant une participation forfaitaire obligatoire de 103,20 euros.
Désormais, des plafonds d’utilisation sont instaurés :
- 1 500 euros maximum pour une formation,
- 1 600 euros pour un bilan de compétences,
- 900 euros pour le permis de conduire.
Concrètement, si le coût de la prestation dépasse ces montants, la différence devra être réglée par le bénéficiaire. Ainsi, un salarié disposant de 4 000 euros sur son CPF et choisissant une formation facturée 3 000 euros ne pourra mobiliser que 1 500 euros. Il devra donc financer lui-même 1 500 euros supplémentaires, tandis que 2 500 euros resteront disponibles sur son compte.
Par ailleurs, la participation forfaitaire obligatoire augmente elle aussi, passant de 103,20 euros à 150 euros.
Des réactions critiques
Cette réforme suscite de vives critiques, notamment de la part de l’organisation patronale Mobilians, qui représente environ 80 % des quelque 10 000 auto-écoles françaises.
L’organisation déplore une mesure perçue comme une volonté de réduire les dépenses publiques liées au dispositif, alors que, depuis 2018, le permis de conduire — dont le coût moyen se situe entre 1 500 et 2 000 euros — est devenu la formation la plus financée via le CPF.
D’après le ministère du Travail, cité par l’AFP, cette limitation devrait générer 250 millions d’euros d’économies, dont 150 millions dès 2026.
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(dernière mise à jour Février 2026)



